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Préface
Joël Mône nous a fait l’honneur et
l’amitié de nous permettre d’être parmi les premiers à découvrir
l’ouvrage richement documenté et illustré dans lequel il nous
propose un voyage magique, plein de couleurs et de lumière, à
travers les vitraux qu’en artiste passionné, en artisan exigeant, il
a conçus, réalisés et installés à travers le monde.
Esprit curieux et inventif,
humaniste éclairé et généreux, il a su aborder avec le même bonheur
les thèmes religieux, restaurant les vitraux du temps passé
et créant ceux du temps présent, et des thèmes profanes variés
pour décorer et mettre en valeur demeures privées, entreprises ou
bâtiments publics.
Après un parcours professionnel
de 30 ans, Joël Mône a souhaité partager avec ses amis, ses
compagnons, ses clients, cette belle aventure faite de rencontres,
de découvertes, de coups de cœur, de bonheurs et de rêves auxquels
il a su donner forme. Qu’il en soit vivement remercié.
Voilà bientôt 1000 ans, l’art du
vitrail prenait un bel essor, associé à l’ambitieuse quête
spirituelle des bâtisseurs de cathédrales dans le monde occidental.
Il a été perpétué par des générations de compagnons et
maîtres-verriers dont Joël Mône est, en ce début de 21° siècle, un
des prestigieux héritiers.
S’il est aisé, en feuilletant ces
pages, d’apprécier, d’admirer le résultat de ses créations, il est
beaucoup plus difficile de saisir toute la richesse de sa créativité
et de sa mise en œuvre. Par touches successives, avec modestie et
une grande discrétion, Joël Mône nous aide à découvrir son parcours
artistique et à en faire une lecture combien passionnante !
En effet, pour lui, le vitrail
n’enferme pas, ne ferme pas mais ouvre sur la réflexion, le rêve et
la spiritualité grâce essentiellement à la TRANSPARENCE dont il
s’est fait une spécialité. C’est grâce à elle que, d’une manière
originale, il crée cette perspective qui lui permet, tout en restant
dans le même plan, de souligner le relief, de donner vie aux êtres
et aux choses.
En un bref historique, et avec
quelques images bien choisies, il rappelle d’abord les méthodes
utilisées au cours des siècles et plus particulièrement depuis la
Renaissance, par les différents artistes (peintres, sculpteurs,
vitraillistes ...) pour rendre la perspective et sortir,
visuellement parlant, de la représentation plane. Ainsi on a appris
à jouer avec le positionnement des divers éléments, avec leurs
dimensions, avec la netteté atmosphérique, la clarté, les couleurs,
la perspective conique et enfin avec la transparence.
Au départ, cette dernière méthode
développée au 19° siècle et même au 20° siècle (je le cite) « obscurcissait
nos églises ». C’est donc à ce problème qu’il s’est attaqué et,
très simplement, en quelques phrases, il explique comment, en
observant patiemment, sous des sources d’éclairage multiples, un
vitrail de BEGULE dont il avait fait une copie, il a découvert le
moyen de « faire du trompe-l’œil avec des verres transparents ».
En fait, une nouvelle technique pour réaliser, de façon
efficace, la perspective de transparence. |